Je
rejoins Paris en tout début d'après-midi le samedi 19 janvier. La traversée en TER de la
Picardie recouverte de blanc distille des odeurs de voyage dépaysant.
Place
Denfert-Rochereau immaculée de blanc. Bruits feutrés. Direction rue
Mouton-Duvernet, les passants avancent précautionneusement. Le retrait des
dossards se fait au ... tribunal d’instance. Plafonds démesurément hauts et
silence de circonstance malgré une trentaine de sportifs. Un vieux tableau d’écolier
en travers du hall d’entrée. Deux mille quarante huit noms imprimés
alphabétiquement sur des feuilles A4. Feuille 1, dossard 1669, c’est moi. Un
bénévole échange mon autorisation médicale contre un dossard et une puce
électronique siglée au logo de l’épreuve. Original souvenir !
La
ligne de départ est recouverte de neige plus ou moins damée. Au vu des
conditions, je me dis que les cantonniers vont sévèrement bosser durant la nuit
pour rendre le goudron utilisable. J'ai oublié que les cantonniers n'existent
plus…
Retour place Denfert Rochereau. Photo souvenir, je n’ai plus vu Paris aussi blanc depuis 1987. Les Parisiennes en collant et parapluie sous la neige sont toujours aussi charmantes. I love Paris so much.
Retour place Denfert Rochereau. Photo souvenir, je n’ai plus vu Paris aussi blanc depuis 1987. Les Parisiennes en collant et parapluie sous la neige sont toujours aussi charmantes. I love Paris so much.
Fin
d’après-midi tranquille avec Matthias sans accès à mes mails. Dîner dans un
resto chinois : pas cher et surtout pratique pour moi qui compose un plat
correspond à ce que mon estomac demande pour l’épreuve du lendemain. Je mets
l’accent sur la variété : poulet grillé, poulet macéré, beignets de poulet
et poulet … tandoori. C’est indien, ça, non ?
Coucher
dès 21h30, histoire d’être en forme le lendemain, la migraine ne m’ayant pas
épargné de la journée.
Dimanche
matin, lever 06h30. Oufti! C’est que la neige est tombée toute la nuit !!! Je
loge dans le sud de Paris, A86 et A118 absolument ni dégagées ni salées : c'est
sport. C'est bon ça parce que ça échauffe bien les sens pour le 10 km !
Arrivé
sur place à 08h30 rue Mouton Duvernet pour entamer mon échauffement, je
remarque une absence de coureurs en phase d'échauffement et ... une certaine
présence de neige. Près de dix centimètres. Course annulée. Un mail d’infos a
été adressé à 21h31 la veille. Deux-trois participants râlent. Quel
besoin ?
Détour
dans une brasserie avec Matthias histoire de se réchauffer autour d’un chocolat
et d’un café. Et retour vers le sud de Paris pour un petit footing de 8 km dans
les collines de Châtenay-Malabry. Sympa. Quoique très glissant. Pas un chat sur
les routes. C'est cool qu'un footing au beau milieu des rues enneigées ! Petite
course avec une Mercedes dans une côte de 150 m dans une avenue Roger Salengro
bien glacée. Verdict : 50 m d'avance. Pour moi.
Conclusion
: une paire d’ASICS à 120 euros est bien plus efficace sur la neige qu'une
Merco à 43.000 euros. Fut-elle gris métallisé.
A
midi, le champagne (que Matthias a prévu pour fêter ma course) et le cassoulet (que
j’ai préparé l’avant-veille pour mon hôte) sont engloutis avec un grand plaisir.
Bref
: j'ai couru les 10 km de Paris 14e.
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